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Un kyste qui devien une tumeur cancéreuse






Le kyste ovarien est une tumeur généralement bénigne. Mais lorsqu'elle se révèle maligne, c'est un cancer de l'ovaire. Si les kystes sont fréquents, heureusement les tumeurs cancéreuses sont rares.

En cas de suspicion d'un cancer de l'ovaire, l'intervention se fait par laparotomie (incision de la paroi abdominale). Pendant l'intervention, un prélèvement est analysé afin de confirmer la nature cancéreuse du kyste. Si tel est le cas, on procède à une ablation de l'utérus, des trompes et des deux ovaires. Cette chirurgie est souvent comp

 

Le cancer de l’ovaire

 

Relativement fréquentes, les tumeurs de l’ovaire sont généralement bénignes et se présentent entre autres sous la forme de kystes. Les cancers représentent seulement le tiers ou le quart des tumeurs de l’ovaire. Outre le cancer proprement dit, il existe d’autres types très rares de tumeurs malignes de l’ovaire.

 

Fréquence

 

Le cancer de l’ovaire atteint environ 600 à 700 femmes chaque année en Suisse (18 sur 100000). Si les femmes de 60 à 80 ans sont les plus touchées, le cancer de l’ovaire peut aussi atteindre des femmes plus jeunes puisqu’il est diagnostiqué une fois sur six chez des femmes âgées de moins de 50 ans.

 

Symptômes

 

Le tableau clinique est très variable. Au stade précoce, la tumeur se développe sans montrer de signe particulier ou par des symptômes atypiques, comme une sensation de pesanteur ou de gonflement, une augmentation de la circonférence de l’abdomen, etc. Certains mouvements provoquent parfois une douleur aiguë en déplaçant la tumeur. Les cancers hormonos dépendants peuvent provoquer également des troubles du cycle menstruel ou des saignements vaginaux après la ménopause. Plus tard, des douleurs abdominales diffuses apparaissent, la tumeur sécrète du liquide qui fait gonfler l’abdomen, simulant une grossesse. Cette accumulation de liquide dans la cavité abdominale est appelée ascite.

 

Le cancer de l’ovaire étant très discret au stade précoce, il est généralement découvert beaucoup plus tard, lorsqu’il a déjà fait des métastases, ou tumeurs-filles, par migration des cellules cancéreuses dans le péritoine et les autres organes du bassin. Les cancers de l’ovaire restent toutefois longtemps limités à la cavité abdominale.

 

Causes

 

Si l’on ne connaît pas encore les causes exactes du cancer de l’ovaire, on pense toutefois qu’il pourrait être lié à des facteurs génétiques car il apparaît souvent chez les femmes d’une même famille. Il semble par ailleurs que le nombre d’ovulations se produisant pendant l’âge de procréer joue un rôle, le risque de cancer augmentant chez les femmes qui ont eu de nombreuses ovulations. (La prise de la pilule contraceptive et la grossesse suppriment les ovulations et diminuent par conséquent le risque).

 

Prévention et détection précoce

 

On l’a dit, la contraception orale (pilule) et les grossesses permettent de diminuer le risque de cancer de l’ovaire en diminuant le nombre d’ovulations. On conseille par ailleurs aux femmes qui ont un risque familial de se faire ôter les deux ovaires après leur dernière grossesse.

 

La localisation des ovaires, qui sont bien protégés dans le corps et presque inaccessibles, rend la détection précoce très difficile. Aujourd’hui, des études sont en cours pour savoir si l’échographie vaginale et la recherche des marqueurs tumoraux dans le sang pourraient constituer des moyens de détection efficaces.

 

Confirmation du diagnostic

 

Si le médecin suspecte un cancer de l’ovaire, il pratiquera un examen gynécologique, ainsi qu’un prélèvement tissulaire sur la muqueuse de l’utérus en cas de saignement abondant. Il demandera également une échographie un scanner et IRM de la cavité abdominale, une radiographie du thorax, des examens de laboratoire incluant la recherche des marqueurs tumoraux et, en cas de troubles du transit, une coloscopie (examen direct de l’intestin à l’aide d’un instrument souple introduit par le rectum).

 

Cependant, le diagnostic définitif ne peut être posé qu’après l’ouverture chirurgicale de l’abdomen, seul moyen de prélever du tissu pour le faire analyser au microscope et déterminer le type de cellules (biopsie). Il convient au préalable d’informer très exactement la patiente des décisions qui devront être prises au cours de l’intervention.

 

Traitement

 

L’excision de la tumeur doit être aussi large que possible et comprend habituellement l’ablation de l’utérus, des deux ovaires, des trompes, des parties du péritoine atteintes, y compris le grand épiploon (repli du péritoine, membrane qui recouvre les viscères abdominaux). Les cancers de l’ovaire ne pouvant pas tous être ôtés complètement par l’opération, il convient dans de nombreux cas de compléter le traitement chirurgical afin de détruire les cellules cancéreuses restantes. Le choix du traitement complémentaire (chimiothérapie ou radiothérapie) dépend de la nature de la tumeur, de l’âge et de l’état général de la patiente. La chimiothérapie combinée, qui associe plusieurs médicaments, est le traitement le plus utilisé aujourd’hui. La radiothérapie peut aussi se révéler utile pour détruire les restes de tumeur dans le bassin. Dans certains cas, on pratique une seconde intervention chirurgicale pour contrôler l’efficacité du traitement médicamenteux.

 

Il convient d’ôter généralement les deux ovaires, sauf dans les cas très rares où la tumeur est due à une malformation. La chimiothérapie reste cependant presque toujours obligatoire.

 

Suivi médical et séquelles

 

Après l’opération, la femme doit consulter régulièrement son médecin et se soumettre à des contrôles radiologiques (échographie, scanner, radiographie du thorax) et sanguins afin de suivre l’évolution des marqueurs tumoraux décelés lors des premières investigations. Enfin, il n’y a aucune raison de renoncer à une substitution hormonale après l’opération.

 

Chances de guérison

 

Si la plupart des patientes se sentent guéries après l’opération et le traitement complémentaire, elles doivent savoir toutefois que le risque de récidive est très grand et qu’une nouvelle tumeur peut survenir déjà quelques années plus tard. Les femmes dont la tumeur était bien délimitée et a pu être totalement enlevée par l’opération ont toutefois de bonnes chances de guérison.

 

La recherche aujourd’hui

 

Les scientifiques s’efforcent d’améliorer la détection précoce en étudiant l’efficacité de certains examens (échographie vaginale, recherche de marqueurs tumoraux), de développer des techniques opératoires permettant d’exciser plus largement les tumeurs opérables, et de renforcer l’efficacité des traitements médicamenteux à l’aide de nouvelles substances, ou par une chimiothérapie


Article ajouté le 2008-12-01 , consulté 176 fois

Commentaires


Ch0upyy site : x-ch0upyy.skyblog.com | le 13/08/2009 à 15:54:47
coucou je suis tomber sur ton blog par asar et jai vu que tu étai attein d'un cancer de l'ovair ...

Sache ke je sais ske tu vis jai moi meme eu la mem chose que toi! Si jamais tu veu en parler,je tai laisser mon blog (et mon msn mai je naccepte pas tout le monde) donc laiss moi un coms et on poura en parler si tu le souhaite :)

Bisous & courage !

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